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Marco Francisco Payá Torrés. Docteur en Médecine par l'Université de Montpellier La Thérapie Marine. Historique.
Depuis le développement de la Méthode Thérapeutique Marine par René Quinton au début du XXº siècle, les concepts et les connaissances ont évolué. Les théories de René Quinton, prouvées expérimentalement par ses résultats thérapeutiques, trouvent aujourd’hui leur démonstration conceptuelle dans les travaux de chercheurs actuels qui en ignorent l’existence. Il y a un peu plus d’un siècle, René Quinton, dans son livre magistral (réédité en 1995) (1) démontrait que l’eau de mer était un milieu organique. La genèse de ce travail est exposée de façon simple dans Le secret de nos origines d’André Mahé (1962). Ses conclusions aboutirent à l’exposé des “Lois de Constance”: La loi de Constance Marine permettait de contempler, avec une vision totalement nouvelle, des réalités que la science de cette époque se refusait d’aborder. La vie animale, apparue à l’état de cellule dans les mers, a toujours tendu à maintenir, pour son haut fonctionnement cellulaire, à travers la série zoologique, les cellules constitutives de chaque organisme dans un milieu marin. Elle n’a pas maintenu ce milieu dans tous les organismes mais ceux où ce maintien n’a pas été effectué ont subi une déchéance vitale." Cette loi de Constance Marine a été formulée grâce à: La loi de Constance Thermique, La loi de Constance Osmotique, L’ébauche de la loi de Constance Lumineuse (Confirmée, aujourd’hui, par les travaux de F.A. POPP – 1984). Cette recherche s’inscrit dans la lignée des travaux des grands précurseurs et entre totalement dans la structure conceptuelle de ce que Von Bertalanffy a appelé Théorie Générale des Systèmes (1993). La loi de Constance Osmotique, confirmée par les faits, est la toile de fond de toute l’œuvre du grand physiologiste nord-américain Walter Bradford CANNON (1946) à qui nous devons la définition de l’homéostasie(2). Il parlait de “Matrice liquide de la vie” en référence au Milieu Intérieur défini par le père de la physiologie moderne Claude BERNARD (1865) (3). La loi de Constance thermique prend, aujourd’hui, un relief particulier grâce aux avancées de la chimie biomoléculaire. Une récente publication de Suzanne RUTHERFORD et de Susan LINDQUIST (1998) (4) sur la protéine Hsp90 (protéine du stress thermique) met en évidence son importance dans les mutations génétiques en cas de changement de température. Il existe une constante thermique propre à chaque espèce. Tout changement brusque de température permet aux mutations génétiques de s’exprimer par inhibition de l’Hsp90. Pour Quinton, la vie est apparue dans un océan à 44º C et, par conséquent, chaque espèce a comme température centrale, celle de l’océan lors de l’apparition de celle-ci. Un fait important est à signaler: la douleur thermique apparaît à 44,5º C. Dans le même ordre d’idée, le mémoire de René Quinton : Les deux pôles foyers : Origine Australe de l’homme présenté à l’Institut, vient d’être confirmé par une publication de Darren WILLIAMS(5) dans la revue Nature (12-1998). L’application des idées de René Quinton fut, dans la pratique, la création des Dispensaires Marins, qui permirent de sauver des milliers de vies humaines, dans les pathologies graves du début du XXº siècle: gastro-entérites infantiles (appelées toxicoses du nourrisson), choléra infantile, tuberculose, troubles de la nutrition et du développement, etc… L’apparition des antibiotiques et des méthodes modernes de réanimation amenèrent, un désintérêt non justifié pour une méthode dont l’efficacité et l’innocuité avaient été prouvées cliniquement. Une étude de QUINTON et SIMON-ROBERT sur la Tuberculose (1907) (6) met en évidence le parallèle entre perte de poids et aggravation évolutive de la maladie. Les injections sous-cutanées de “Plasma de Quinton”, permirent d’influencer le cours de la maladie, d’améliorer et de sauver un grand nombre de malades, objets de cette étude. René Quinton alla plus loin que le fait de soigner des maladies. Il réalisa des traitements sur des femmes enceintes qui accouchèrent d’enfants ne présentant pas les pathologies ou les tares qui existaient chez leurs aînés. Les traitements prénataux réalisés par Quinton et le Dr. Macé ont été repris par le Dr. ARNULPHY(7). La pratique clinique actuelle avec des femmes ayant absorbé du Quinton Hypertonic Buvable ou Quinton Isotonic Buvable durant leur grossesse, confirme indubitablement cette impression. En effet, ces enfants “traités” pendant la période gravide ont un comportement face à la maladie et aux agressions, bien meilleur que celui de leurs frères et sœurs. L’eau de mer de René Quinton.
Selon Henry Doffin, “La mer contient l’universalité de ce qui existe sur terre". Elle est sur le plan de notre organisme, le solvant universel disponible spontanément. L’eau de mer est à l’origine de toute l’eau douce disponible dans la nature. “ La biologie n’est pas autre chose que la science de l’eau” (1953)(8). René Quinton détermina certaines zones spéciales pour prélever une eau pure, vivante, destinée à préparer son “Plasma de Quinton“. Ces zones sont appelées techniquement “Vortex” aujourd’hui, elles présentent des courants tourbillonnaires, une température constante, une composition minérale peu variable permettant ainsi une reproduction du phytoplancton et du zooplancton très stable. Ces zones sont si particulières, qu’elles peuvent être identifiées par télédétections spatiales (Rapport DELPHIS 1998) (9). Recueillie selon des paramètres et manipulations définis par René Quinton, analysée et filtrée in situ, l’eau est transportée aux laboratoires sous température contrôlée et conservée à 4º C en chambre spéciale, au maximum pendant 45 jours. Avant la mise en ampoule, une microfiltration à 0.22µ est réalisée à FROID, ce qui correspond à une microfiltration stérilisante de Pharmacopée. Avec cette opération est obtenue l’eau de mer naturelle hypertonique, d’environ 30 grammes de sels totaux par litre, connue sous le nom commercial de Quinton Hypertonic Buvable. Pour ramener la concentration initiale à l’isotonie corporelle, l’eau de mer est coupée avec de l’eau de source naturelle, non minéralisée. Quinton mit en évidence que l’eau distillée (donc chauffée) faisait perdre beaucoup de ses propriétés à l’eau de mer. Avec une concentration de 9 pour mille, en sels totaux, nous obtenons l’ancien “Plasma de Quinton”, connu aujourd’hui sous le nom de Quinton Isotonic Buvable. Les recherches poussées, menées dans le cadre du CERBOM puis de l’Université Internationale de la Mer, par le Professeur Maurice AUBERT (1981) (10) ont montré que de courtes chaînes organiques de 4 carbones passent au travers des filtres et que ces chaînes peuvent appartenir à des acides nucléiques du plancton. Les excellents résultats cliniques et les conclusions de ces travaux tendent à montrer que les différentes spécialités QUINTON sont beaucoup plus qu’une simple solution saline et qu’il s’agit d’une véritable solution complexe de colloïdes.
Le milieu intérieur organique et les spécialités Quinton.
Sans aucun doute, le milieu intérieur est de l’eau de mer, ramenée à l’isotonie, dans laquelle baignent des colloïdes. René Quinton comparaît un organisme vieillissant à un aquarium dont l’eau est devenue trouble. De ce fait la vie des poissons de cet aquarium s’en trouve ralentie. Changez l’eau de l’aquarium et les poissons vont de suite retrouver leur vitalité. Un embryon d’un mois est constitué de 94% d’eau. A la naissance, il n’y a plus que 80% du poids du nouveau-né qui correspond à l’eau. Avant le début de la sénescence, le pourcentage s’est réduit à 65% ! Luu DANG VINH (1993) affirme : “L’organisme en voie de croissance a besoin d’une activité cellulaire croissante. Pendant toute la période de vie d’adulte, l’eau intracellulaire et l’eau extracellulaire, donc l’eau organique totale reste pratiquement constante. Enfin, pendant la vieillesse l’eau intracellulaire diminue, alors que l’eau extracellulaire augmente. Ce qui signifie que l’activité des cellules diminue. Ainsi on peut penser que la déshydratation d’un tissu correspond à un ralentissement de son activité biologique “(11). Il semblerait cependant que ce n’est pas l’eau intracellulaire qui diminue avec la sénescence, mais c’est l’augmentation de l’activité extracellulaire, en particulier de la “Matrice Extra Cellulaire” (M.E.C.) de PISCHINGER (1994) (12), qui crée un transfert d’eau du milieu intracellulaire vers le milieu extracellulaire. La clinique confirme ces faits : la sensation de soif disparaît avec l’âge et les apports hydriques diminuent en proportion. Cela modifie le rôle de régulation, d’information et d’intégration de la M.E.C. La structure fine de cette M.E.C. est étudiée en détail par de nombreuses équipes actuelles qui explorent les systèmes de communication extracellulaire / intracellulaire, particulièrement HORWITZ(13) aux USA et AUMAILLEY (1992, 1993, 1994) dans le cadre d’un programme de l’Union Européenne(14). Des précurseurs, comme Vlés (1929), Doffin (1953) (8), LUMIERE (1951)(15) le pressentirent et l’expliquèrent avec les moyens de leur époque. VLES (1924-1927) posa le problème en termes physico-chimiques: “Nous nous demandons si les perturbations pathologiques de l’état cellulaire peuvent avoir une incidence sur la relation entre le point isoélectrique et le pH cellulaire, mais aussi si la différence de mesure entre ces deux points nous permettrait de définir une caractéristique de l’état de la cellule ou de l’organisme ?”(16) Ces observations ont été à la base du développement de la bioélectronique, formulée par Louis Claude VINCENT (1991) (17) et dont l’application la plus connue est la surveillance des astronautes par la NASA (ROUJON, 1987) (18). Il existe donc une analogie de composition entre l’eau de mer et le Milieu Intérieur, ce qui a permis la mise au point de la Méthode Marine (Quinton-1995) (1). L’école d’Alfred Pischinger(12), de l’Université de Vienne, a mis en évidence le fonctionnement du “Système de la régulation de base” (Pischinger, 1994), démontrant histologiquement l’importance de la Matrice Extracellulaire (M.E.C.) comme véritable système d’information, de communication et de régulation de l’homéostasie. Biocénose et biodisponibilité.
Dans la composition, mais surtout le fonctionnement de la M.E.C., l’importance de la concentration et des synergies inter-ioniques est capitale. Cette approche est complétée par les publications de Pierre MOREAU (1993) (19), de l’Université de Montpellier. Elle porte sur l’importance de la qualité initiale et du mode d’absorption des éléments-traces, en tenant compte de leur agonisme et de leur antagonisme. Il existe, de façon claire et nette, un problème d’assimilation des éléments d’origine minérale. Ce problème avait été soulevé par le grand philosophe scientifique Henry BERGSON (1937) : “Nous savons que le végétal puise directement dans l’air, dans l’eau et dans la terre les éléments nécessaires au maintien de la vie... Il les prend sous forme minérale. Au contraire, l’animal peut seulement les assimiler si au préalable ces minéraux ont été fixés pour lui par les plantes ou par les animaux, qui directement ou indirectement les ont puisés aussi dans les plantes. De façon, qu’en fin de compte, c’est le végétal qui alimente l’animal”(20). Cette question a été profondément étudiée par le Professeur Maurice AUBERT (1997) (21), de l’Université de Nice, dans le cadre de l’Université Internationale de la Mer (ancien CERBOM). Il reprend le terme de Biocénose, pour expliquer la transformation des minéraux marins par le phytoplancton et le zooplancton. Ces derniers les restituent sous forme de sels organiques et les rendent ainsi bio-disponibles. René Quinton avait raison en intitulant son livre clef: L’eau de mer, milieu organique. La biodisponibilité de l’eau de mer, sous forme de QUINTON Isotonic Buvable ou de QUINTON Hypertonic Buvable, règle un grand nombre des problèmes posés par l’utilisation des éléments-traces sous forme de sels qui apparaissent à des concentrations inférieures à 10-18. Les éléments-traces commercialisés sous forme de sels divers (Gluconate, Pidolate, Orotate, etc.), utilisent une technique industrielle à base de “ligands” pour les rendre assimilables par l’organisme. Dans ce cas, la barrière de la muqueuse intestinale sera soumise à un déséquilibre, en raison des différents systèmes de protéines porteuses. Exemple: Les mêmes métalothionéines transportent les ions Cu++ et Zn++. Suite à l’utilisation du cuivre, dans les états infectieux ou inflammatoires, il existe une sidération dans le transport du zinc avec une répercussion sur plus de cent systèmes enzymatiques (Moreau, 1993) (19). En thérapeutique ou diététique, avec l’eau de mer, qui est une dispersion ionique totale naturelle et équilibrée et où il n’existe aucune manipulation industrielle, les risques précédents n’existent pas. L’absorption d’eau de mer QUINTON entraîne les conséquences suivantes: Une pression osmotique supérieure à celle des solutions cristallines, avec une activité thérapeutique naturelle. Une ionisation libre des solutions. Cette propriété est due au fait que les ions, non liés aux colloïdes (comme dans une gélatine par exemple), ont une biodisponibilité majeure puisque ces colloïdes se présentent comme des cristaux (Duclaux, 1929). Une augmentation de la filtration rénale, démonstration physiologique réalisée par DUCLAUX (1929) (22) et clinique par QUINTON et les travaux de LOEB (1912) (23). Un effet de réhydratation plus important. La perte d’eau et d’ions correspond à une “gélification” (Duclaux, 1929) (22), (Pischinger, 1994) (12). Qui dit “gel”, dit augmentation de la viscosité et de la floculation organique. Pourquoi réaliser un apport total d’éléments-traces, par l’eau de mer? La réponse se trouve dans l’étude de DEWAYNE-ASHMEAD (1989): "En absence de vitamines l’organisme peut utiliser plus ou moins les minéraux, mais une carence minérale rend les vitamines non assimilables”(24). Les spécialités des Laboratoires QUINTON. Les Laboratoires Quinton s’inscrivent dans la continuité de la marque centenaire. Le QUINTON Isotonic Buvable, eau de mer océanique, ramenée à l’isotonie par addition d’Aqua Fontana, puis rendue stérile par microfiltration stérilisante à froid, en salle blanche selon Pharmacopée, n’est autre que le célèbre "Plasma de Quinton" qui fut à l’origine de la thérapeutique initiale et dont l’utilisation a permis la mise au point de la Méthode Thérapeutique Marine ainsi que le développement des "Dispensaires Marins". Ces sujets ont été magistralement traités dans l’ouvrage clinique du Docteur Jean JARRICOT(1932) (25). Le QUINTON Hypertonic Buvable, eau de mer océanique pure, recueillie sur les points indiqués par René Quinton, rendue stérile par une microfiltration à froid en salle blanche, selon Pharmacopée, a été introduit en thérapeutique relativement tard. La voie orale, très utilisée par l’Ecole allemande, n’a pas été employée en France de façon systématique, jusqu’aux années 80. Par ailleurs, le mode d’action des spécialités Quinton associent l’activité pharmacologique « pondérale » à celle de la pharmacologie de « l’infinitésimal ». L’action sur les différents compartiments de l’organisme est un phénomène complexe. Il s’agit d’une action régulatrice de l’homéostasie, ce par le fait que le produit, similaire au liquide dans lequel baigne la matrice du Milieu Intérieur, peut jouer le rôle de cette dernière dans tous les compartiments organiques. D’autre part, l’étude des paramètres bioélectroniques (pH, rH2, résistivité) étudiés par le Professeur Louis Claude Vincent (1991) (17) permet de comprendre, ici aussi, l’effet électronique et biologique des produits marins naturels, expliquant ainsi les résultats spectaculaires obtenus dans les graves pathologies de la première moitié du XXº siècle. Indications thérapeutiques du QUINTON Isotonic Buvable. C’est le Plasma de Quinton, produit qui a sauvé des milliers de vies. Utilisé par voie sous-cutanée, c’est le produit roi. Les expériences cliniques (gastro-entérites infantiles, appelées toxicoses du nourrisson, choléra infantile, tuberculose, troubles de la nutrition et du développement, dermatoses, psoriasis, etc.) sont référencées dans de nombreux ouvrages dont le plus complet est celui du Docteur Jean Jarricot (25). Cette voie d’administration, simple et sans risque, revient au premier plan, après la “période intraveineuse” et la “période cathéter”, sous le nom d’hypodermoclise. (FAUDEAU, 1997)(26). Les travaux du Docteur Jean Jarricot (1932) (25) ont mis en évidence que le rein élimine 2 fois plus d’urine (en volume de liquides mais aussi de particules solides) après une perfusion de "Plasma de Quinton" qu’après une injection de sérum physiologique de synthèse. L’eau de mer ne peut être reconstituée par synthèse et ses propriétés fondamentales ne persistent que si elle reste naturelle. Son conditionnement sous chaleur (souvenons nous des 44,5º C, seuil du stress thermique et de la température corporelle élevée lors d’une agression microbienne) entraîne de graves modifications ; d’où la préparation des spécialités Quinton par microfiltration à froid. En dehors de la voie sous-cutanée, il existe la possibilité d’applications locales: Mésothérapie, où le " Plasma de Quinton " a été le véhicule de transport et de diffusion idéal (Excellents résultats dans le blanchiment du Psoriasis). Hydrotomie percutanée, dérivée de la méso-perfusion et mise au point par le Docteur Bernard GUEZ (1997)(27) avec un multi-perfuseur de 12 aiguilles. Neuralthérapie et traitement des cicatrices. Les applications générales ont été rappelées à San Remo, Italie, (Paya, 1997). Pour les indications classiques de l’eau de mer Quinton, la voie d’administration rectale est une assimilation optimum en hydrothérapie du colon, facilitée par l’identité totale avec le Milieu Interne. Le paradoxe rénal. Les travaux de Louis Claude Vincent ont prouvé que le néphron fonctionne comme une pompe de contre-osmose et que pour son fonctionnement optimum deux conditions sont indispensables: 1) Une eau de boisson avec une résistivité élevée (donc peu minéralisée) qui permet un travail optimum sur le plan bioélectronique. 2) Une présence suffisante de Na+ qui assure le travail du néphron qui, pour 80%, se résume à réabsorber le sodium extracellulaire selon George Mason (1997). Ces observations conduisent à une conclusion capitale sur le plan diététique: Boire une eau peu minéralisée et réaliser l’apport d’ions organiques avec la prise de QUINTON Isotonic Buvable ou de QUINTON Hypertonic Buvable! Indications thérapeutiques du QUINTON Hypertonic Buvable. Historique clinique. Le Dr. Charles Russel, d’Oxford, en 1753, dans son travail sur l’eau de mer: The use of sea water in diseases of the glands, écrivait déjà: “ Il faut boire de l’eau de mer”. En 1957, HANSCHE(28) (in LAUTURE, 1960) (29) continuant les travaux de Manfred - Curry, observa que par voie orale l’eau de mer a une puissante action régulatrice du pH gastrique et intestinal; action due à sa composition électrolytique particulière. Il en déduisit que les parasites intestinaux sont favorisés par le déséquilibre du pH intestinal, aussi bien vers l’acidité que vers l’alcalinité et entretenu par la parasitose. Celle-ci contribue à la sensibilisation du patient. Il obtient ainsi de nombreuses améliorations dans des asthmes et des eczémas. BENSCH (1954) publie les améliorations obtenues chez 500 allergiques traités uniquement par de l’eau de mer buvable et écrit : ”Dans tous les cas, il semble que les cures par eau de mer non seulement ont un effet local, mais aussi un effet plus profond sur l’organisme entier. Elles produisent une modification fondamentale du contenu minéral des différents tissus, régulant le déséquilibre ionique, ce qui explique l’incidence particulièrement favorable sur les maladies allergiques; Dans ces cas cliniques, les résultats, tant objectifs que subjectifs, ont été si favorables que nous avons l’impression d’un effet curatif spécifique”(30). D’autre part, il signale une augmentation du Magnésium qui dans un groupe de 14 malades après 21 jours de traitement atteint 8 à 10 fois sa valeur. L’action antiallergique de l’ion magnésium est bien connue. EPPINGER et HESS (in WEISS, 1952) démontrent que l’assimilation de l’eau de mer par ingestion est plus lente que celle de l’eau douce et qu’elle exerce une importante régulation des ions Potassium, Sodium, Magnésium et Calcium, desquels dépend une partie du fonctionnement du système sympathique(31). ROWPLER (In Lauture, 1960(28)) traite 30 gastrites allergiques avec 250 cc d’eau de mer en deux prises journalières, durant 21 jours. Chaque jour, à deux reprises, il pratique des examens fractionnés par intubation duodénale chez chaque malade et constate une augmentation progressive de la bilirubine, une augmentation de la trypsine, une augmentation progressive des diastases intestinales, une normalisation de l’acidité gastrique et la disparition des signes cliniques suivants, notés dans l’interrogatoire: pesanteur, boulimie, manque d’appétit, météorisme, gênes digestives, fatigue générale et brûlures. SCHLEGEL (1937) écrit : ” La rapidité de disparition du pyrosis dans les gastrites allergiques est surprenante chez de nombreux malades, suite à l’absorption de quantités même faibles d’eau de mer”(32). SIEMENS (1937), Hyde, Wiehler admettent que l’administration d’eau de mer, par voie orale, est très efficace dans les processus allergiques (33). RUZICKA (In Lauture,1960 (29)) observe des résultats dans un Lichen plan rubra, de 30 ans d’ évolution, suite à l’administration d’eau de mer par voie orale. En une semaine l’hyperhémie et l’irritation diminuent. KAUFER et KEINING (In Lauture, 1960(29)) estiment que l’asthme bronchique apparaît sur un terrain nerveux instable augmenté par un déséquilibre électrolytique. WIEHLER (In Lauture,1960 (29)) traite 14 asthmatiques avec un régime sans sel et une ingestion simultanée d’eau de mer; il obtient une nette amélioration chez 2 malades dès le début du traitement et une amélioration sensible chez les 12 patients restants dans un délai de 8 à 21 jours. Applications aux besoins des enfants et des personnes âgées. La fragilité du Terrain dans ces deux groupes peut se manifester par: Une déshydratation. Une asthénie (quelle qu’en soit l’origine). Une perte d’appétit. Les conséquences de maladies infectieuses, iatrogènes ou dégénératives. La posologie répondra à des schémas simples, après avoir réalisé un bilan avec: NFS, VS, plaquettes, créatininémie, ionogramme sanguin et des urines de 24 heures. Selon l’âge et le poids, la posologie sera de 1 à 4 ampoules par jour, soit de QUINTON Isotonic Buvable, soit de QUINTON Hypertonic Buvable, selon le cadre clinique. N’oublions pas ce qui a été commenté dans l’exposé théorique au début du présent document. Applications aux besoins des sportifs. Normalement, on recommande aux sportifs la prise, en grandes quantités, de boissons isotoniques. La principale perte dans l’effort se produit par la sueur. Celle-ci contient 70mEq/l de Na par 24 heures, le risque majeur est une possible diminution de la sécrétion urinaire, afin de permettre une élimination normale de la sueur. Il semble donc plus logique de préparer la saison sportive par une cure, avec la prise de 2 ampoules de QUINTON Hypertonic Buvable, le matin et l’après-midi, pendant 15 jours. Par ailleurs, selon l’intensité de l’effort à développer, prendre 1 ou 2 ampoules de QUINTON Hypertonic Buvable avant de terminer l’exercice et à la fin de celui-ci. Le résultat obtenu, quand à la réduction de la fatigue et au maintien de la forme physique, sera objectivement mis en évidence. Bibliographie abondante à disposition.
CONCLUSION. En 1907 le premier “Plasma de Quinton” fut mis à disposition du corps médical et des malades. Le quotidien l’Intransigeant publia l’article suivant: “ Les travaux de Pasteur apportèrent une conception de la maladie? Ceux de Quinton nous apportèrent une conception de la santé... Qu’est un sérum de Pasteur? C’est un sérum particulier à une maladie et contre cette maladie, un sérum qui attaque un microbe donné et aucun autre. Qu’est l’eau de mer? C’est un sérum qui n’attaque aucun microbe particulier, sinon qu’il donne à la cellule organique la force pour lutter contre tous “.
Cette simple définition marque bien les limites d’utilisation de l’eau de mer en thérapeutique. Si l’organisme est capable de répondre aux stimuli, elle pourra être utilisée avantageusement; mais si l’organisme n’a pas cette capacité réactionnelle, il faudra compléter ou revoir le traitement avec d’autres thérapeutiques. Dans nos pays développés, nous disposons de puissants moyens pour lutter contre la maladie, mais souvent nous sommes face à une impasse thérapeutique. Si les malades ne répondent pas correctement aux traitements médicamenteux c’est que le Terrain, saturé, pollué, est incapable de répondre aux stimuli chimiques. Nous sommes dans la majorité des cas face à des maladies de surcharge, de saturation, d’excès... Mais fort heureusement, l’utilisation de la Méthode Marine de René Quinton est prise en compte par des patients soucieux de l’équilibre de leur santé et par des thérapeutes attentifs à des résultats durables et sans surcharges pour leurs malades. Dans les pays en voie de développement, les problèmes de santé publique se posent en termes très différents. En effet, dans ces pays, les problèmes de santé ne peuvent être séparés des problèmes d’hygiène et de condition de vie. Ici, le Terrain encore vierge, se trouve souvent en situation de manque, de vide, d’absence... et ne trouve pas le moyen de réagir. Dans les deux cas se posent, de manière incontournable, le problème de la création de nouveaux Dispensaires Marins, avec cependant des indications bien-sûr très différentes: Pays industrialisés : Thérapeutique de relance de l’élimination et de l’immunité. Pays en voie de développement : Complémentation et remise en santé des terrains carencés. “Empire sans limite de la stabilité chimique et thermique, mais domaine aussi de la mobilité mécanique et ionique, l’océan est par excellence un milieu. Au sein de son eau-mère, tous les éléments sont plus ou moins présents, et toutes les formes d’énergie. Cette formidable masse fluide, enrichie de tous les sels pris aux roches du fond ou apportés par les fleuves, est dans un litre panatomique. Et c’est elle surtout qui reçoit la lumière et capte les puissances. Eternellement brassée et pénétrée par l’air, traversée dans sa transparence par les radiations et les effluves cosmiques, vibrante et tiède, elle fait communiquer tous les éléments avec les forces universelles: Aussi l’océan peut et peut seul enfanter une vie terrestre ...” Henry Doffin, Professeur à l’Université de Poitiers (1953) (8). Ce texte nous permet, quelle que soit notre spécialité, biologiste, physicien, chimiste, médecin ou honnête homme, de comprendre quelle peut être l’origine de la vie, dans sa simplicité et sa complexité.
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